Vendredi 05 Septembre 2008
FAIL (the browser should render some flash content, not this).

Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable

La Garbure

Que serait le Béarn sans la garbure ? Elle est à la base de la cuisine béarnaise depuis des siècles et donne même lieu à un concours convivial à Oloron Sainte-Marie.



La dégustation pendant la Garburade
Avec ou sans carottes, votre garbure ? La seule évocation de la garbure met du baume au coeur et à l'estomac de plus d'un Béarnais. Chaque famille, chaque cuisinier a sa propre recette, son petit secret, souvent transmis de générations en générations avec le petit plus qu'y apporte chacun pour en faire un plat à l'âme toujours aussi moderne.
Sur le porche de la cathédrale Sainte-Marie, à Oloron Sainte-Marie, on trouverait même des représentations de la garbure.
Que dire sur ce plat qui sait s'apprécier en toutes saisons avec des pommes de terre, des choux, des haricots "maïs" pour l'essentiel avec des légumes de saison avec une ou des viandes à l'inspiration de chacun.
Toujours à Oloron, ce plat traditionnel est même l'occasion d'un championnat très convivial "La Garburade" où les concurrents s'affrontent dans la bonne humeur au sein du jardin public. Rendez-vous en septembre pour cet événement.
Une confrérie, une sélection de tables de la Garbure s'engageant à servir ce plat toute l'année, sont là pour valoriser cette spécialisé béarnaise.

"la Garbure c'est de l'art"

Pendant la Garburade à Oloron
Auteur et critique gastronomique, défenseur inconditionnel de la Garbure, livre ses sentiments sur ce plat, véritablement associé à notre patrimoine culturel.
"Chaque saison devrait avoir sa garbure, ne devant être faite qu'avec des légumes frais. Il n'empêche que si on devait un jour labelliser une "Garbure oloronaise", il faudrait y trouver : du haricot, du chou cavalier, poireaux et pommes de terre, ne pas lésiner sur l'ail avec quelques aromates sagement dosés - piment ou poivre, marjolaine, thym. Cette énumération n'est pas exhaustive, la cuisinière peut y ajouter : oignons nouveaux, fèves ou autres légumes de saison dont la fraîcheur sera la qualité première.
Autre pièce maîtresse de la garbure, "i[lou trebuc
" morceaux de viande salée, comme le "camalhou" jarret de jambon sec auquel on peut adjoindre des manchons de canard ou d'oie confits pour affiner le goût. (...) Le coup de main fait la différence. La façon d'incorporer les légumes -certains peuvent être revenus auparavant - la façon de faire mijoter tout doucement notre précieuse soupe, jusqu'au récipient qui un peu à la manière des bonnes pipes bien culotées, a son importance.
Il faut impérativement surveiller régulièrement l'assaisonnement. Une bonne garbure n'est pas obligatoirement très chargée, il y a un judicieux équilivre à conserver car en définitive, la Garbure c'est de l'art."]i
Nous ne pouvions faire autrement que vous livrer les mots d'Henri Combret, auteur béarnais et oloronais. Il est également président du Jury de la Garburade.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter l'Office de tourisme d'Oloron Sainte-Marie

Mercredi 20 Décembre 2006
L.F.
Lu 727 fois


Dans la même rubrique :

un terroir : un produit | La saison des terroirs | Les vignobles | Les mots du vin | Tous au marché | Tourisme de terroirs | Rendez-vous dans les terroirs | La tournée des chefs | Vu-lu-entendu | Bonnes pages